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eMich - blog de Michaël Uyttersprot | Bruxelles, Belgique testtest Français Nederlands English Visual A la carte 2.trucs En réclame Sénégal 2011 : Jour 10 : l'île et le cimetière de Fadiouth 31.05.2011 par Mich Je me réveille assez tard. Il doit être près de midi. Mais visiblement il n'est pas trop tard pour prendre le petit déjeuner. J'en profite pour le manger en terrasse, en regardant l'océan et son incessant ballet de pirogues de pêcheurs, mouettes et pélicans. Le petit déjeuner me goute vraiment. De retour dans la chambre, j'en profite pour allumer deux minutes mon ordinateur. Il n'a plus de batterie. Je le met en charge. Pendant qu'il est en charge, je l'utilise. Très vite je réalise que quelque chose ne va pas. Des que je touche les parties métalliques de mon macbook, je recoit une décharge. Merde. Le mac n'a pas supporté le choc de la petite chute qui l'a légèrement défiguré à San Francisco. Je le laisse en charge quelques instants. Ensuite, je retire le chargeur, histoire de juste l'utiliser 5 minutes sans me prendre une nouvelle décharge. C'est en prenant retirant le chargeur que je recois une nouvelle décharge. C'est donc le chargeur qui déconne. J'ai le même problème avec le chargeur de mon téléphone. A nouveau une bonne clette d'électricité dans mes pattes. Le problème n'est donc pas mon matériel, mais le fait que ces prises n'ont pas de prise terre fonctionnant correctement. Amai mes pattes. Je préviens la propriétaire et teste d'autres prises dans la maison, ce n'est visiblement que dans ma chambre que le problème a lieu. Mais awwww quoi!Cette fois, je revisite l'ile de Fadiouth, mais avec un, ou plutôt une guide. Elle est originaire de l'ile et y habite encore toujours. Elle m'explique tout sur l'ile. Le pourquoi du nouveau pont piétonnier, que l'ile est connue comme l'ile aux coquillages car ils gagnent du territoire sur la mer en y déversant des coquillages. Et comme dis précédemment, les habitants de l'ile était à l'origine tous païens. Ensuite sont arrivé les religions comme la religion musulmane suivie de la religion chrétienne via des missionnaires portugais au 18ème siècle. Ces racines communes sont aussi l'origine de l'harmonie entre religions, tant sur Fadiouth qu'ailleurs dans le pays. Les chrétiens ont aidés à la construction de la Grande Mosquée de Fadiouth, et les musulmans ont aidés à la reconstruction de l'Eglise de Fadiouth lorsque celle-ci a été détruite par une tempête en 1999. En suivant un autre pont piétonnier, on arrive à un autre lieu d'harmonie religieuse: le cimetière mixte chrétien-musulman de Fadiouth, avec ses tombes recouvertes de coquillages et ses baobabs éléphant. Je retourne ensuite au campement. Il y a personne. Il n'y a plus d'eau ni d'électricité. Le calme total. J'en profite pour faire une sieste, accompagné par la maitresse de la maison. Au soir, je vais manger chez ce libanais, le Dianamreck. Le plat est un régal avec ses kefta et sa purée de pois-chiche, même si on est encore loin de l'excellente cuisine de chez Orientalia. Où ? | tags: emichworldtour2011 . senegal . joal-fadiouth . ile de fadiouth . cimetiere 1 commentaire(s) Sénégal 2011 : Jour 9 : Joal-Fadiouth 30.05.2011 par Mich Je prépare mes affaires. Il est temps de quitter La Somone. Je profite encore du petit déjeuner avec Youssou puis il me dépose au garage à taxi où je prendrai un clando (taxi collectif de 4 personnes) jusqu'à M'Bor, ca me coute 500FCFA, à peine moins d'un euro, pour un trajet de 10 kilomètres. Arrivé à la gare de taxi-brousses de M'Bor, je trouve cette fois assez facilement mon chemin vers le bon taxi-brousse. Les "ksssss toubab!" et "hé, le jeune, comment tu vas?" n'auront aucun effet sur moi. Inutile de me vendre un taxi individuel hors de prix, je voyage comme tout le monde ici. Le trajet se passe assez bien. Je suis assis à coté d'un jeune sénégalais assez sportif qui est curieux à mon sujet: d'où je viens, ce que je fais dans la vie, etc. Arrivé à Joal, il m'accompagne dans le clando qui me déposera au Keur Seynabou qui sera mon domicile dans les prochains jours. Pas loin se trouve le stade de Joal, dont les murs ont été détruits il y a deux ans par des supporters non-satisfaits des résultats de l'équipe, mais un champion de lutte local aurait promis de le reconstruire. Ils attendent toujours.Le Keur Seynabou est un petit coin de paradis. C'est une maison d'hôte toute fleurie, avec piscine et en bord de mer, tenu par une française qui habite ici depuis 6 ans. Depuis ma chambre, j'entend les vagues de l'océan. Il y a également quelques chiens et chats ici. Un superbe endroit. Je décide ensuite d'aller me balader, direction l'île de Fadiouth. Je n'ai pas envie de prendre de guide, je le ferai demain, là j'ai juste envie de découvrir par moi-même. Sur l'ile, les gens ne sont pas très accueillant, principalement dû au fait que je n'ai pas pris de guide (l'île bénéficie d'une partie des revenus venant des guides officiels). Une dame va même jusqu'à me dire que l'ile n'est pas sure, qu'il y a beaucoup d'insécurité et que je vais me faire agresser si je ne prend pas de guide. Tous les trucs sont bon.Dans le village, j'ai de la chance, il y a une cérémonie qui n'a lieu qu'une fois par an, en mémoire des ancêtres. Cette cérémonie avait été bannie par les missionnaires portugais venant évangéliser l'île, car elle éveillerait Satan. Cette cérémonie est une ancienne pratique païenne, célébrée tant par chrétiens de l'ile que musulmans, car plus ancienne que l'arrivée des deux religions. Je vais ensuite direction le cimetière, un cimetière impressionnant par le nombre de croix blanches, coquillages et aussi baobabs qu'on y retrouve. De l'ile et le cimetière vous aurez des photos dans le blogpost de demain, sinon j'ai des problèmes avec la douane pour exportation excessive de photos sénégalaise. Il est bientôt 17h. C'est l'heure à laquelle les pêcheurs commencent à rentrer au port de Joal, l'un des 3 principaux ports de pêche artisanale du pays. Je m'y rend en clando. Une fois sur place, j'y assiste à un spectacle impressionnant. Dans une eau noire de pollution, des pirogues arrivent par dizaines de tous les côtes, avec des centaines de pêcheurs et leur pêche du jour à bord, attendu par leurs femmes et enfants et des centaines d'hommes en calèche. Le spectacle et riche en plein de sens. Je mitraille. Certains me demandent de les prendre en photo. Ce que je ne refuse pas, ce qui donne des jolis portraits. Un spectacle où l'on se croirait dans un tableau peint dans les années 1700, mais avec le GSM. Au soir, j'ai faim. Le libanais qu'on m'avait conseillé est fermé ce lundi. Je vais donc direction le restaurant des pêcheurs, se trouvant au pied du pont piétonnier reliant le continent à l'ile de Fadiouth. Je mange des délicieuses crevettes, parfumées à l'ail et au basilic, suivi d'un poulet au gingembre qui avait un gout bizarre. Je deviens accro à tout type de jus: mangue, ananas, goyave,... Où ? | tags: emichworldtour2011 . senegal . joal-fadiouth 4 commentaire(s) Senegal 2011 : Jour 8 : Popenguine et la Forêt de Bandia 29.05.2011 par Mich Peu après avoir pris un modeste petit déjeuner à la maison de Javier, je me dirige vers le garage de taxi. Je dois faire un aller-retour sur Popenguine et j'aimerai passer par la Forêt de Bandia qui est une réserve du coin assez connue pour ses animaux. Youssou m'avait conseillé de négocier ça pour 10000 francs CFA. Plus, ce serait abusé. En arrivant, un mec vient vers moi, il semble être le seul présent pour l'instant au garage de taxi, ça ne sera pas trop en ma faveur. Il me demande 20000. Je refuse. Je réussi à négocier le prix à 130000 francs CFA. Il accepte. Nous nous mettons en route. Nous démarrons, il met sa musique, un lecteur MP3 d'une marque chinoise branché sur un amplificateur qui produit des sons trop forts pour ses baffles, le lecteur a une petite télécommande qui ne marche qu'à 1cm de l'appareil, mais faut absolument qu'il me montre ca. Le son crépite de tous les cotés. Mais ca ne l'empêche pas sur la route de ralentir dès qu'il voit une fille et de faire le Ronny sénégalais. 10 minutes après avoir démarré, le mec me dit: "je vais devoir m'arrêter, je dois souder mon pot d'échappement". Je lui dis qu'il avait du me dire ça avant, que ce n'est pas comme ça qu'on fait des affaires avec des clients, que de telles choses jouent sur le prix. Il tente de me rassurer, en disant qu'il en a que pour 5 minutes. Je suis relativement sceptique. A Nguekhokh, il s'arrête, il demande à des garagistes de souder son pot échappement. Puis il revient vers moi: "ils vont en avoir pour 15 minutes". Je lui montre mon mécontentement. Il remonte directement dans son taxi pour me dire "ca va, ca va, on va partir!". Il tente de remettre sa voiture en marche, mais celle-ci refuse. La batterie de son véhicule ne semble plus être bonne non plus. Il y a de la fumée qui sort de son capot, et il y a même de la fumée dans l'habitacle. Je l'aide à pousser son véhicule pour le remettre en route mais rien n'y fait. J'en ai ras-le-bol. Je prend mon portefeuille, lui laisse 2000 FCFA en lui remerciant et souhaitant la bonne journée. Je remonte la N1 à pied, en espérant qu'un taxi klaxonne afin que je puisse monter dedans. 10 minutes après, il me rattrape. Il désespère. Il veut à tout prix me récupérer comme client. Je lui dis que je ne remonterai son taxi que si on renégocie le prix, car il m'a fait perdre du temps. On s'accord à 11000, prix total (et donc, je lui doit encore 9000). Il m'embarque. Il s'arrête à une station service afin de remettre de l'essence. Il me demande une avance, je refuse, lui disant qu'il venait de recevoir 2000 FCFA de moi et que ca devrait suffire pour le trajet. Il comprend que ca ne marchera pas et remplit son véhicule comme je lui avait dis. La route vers Popenguine se passe bien pour la suite. Popenguine est un charmant village, qui n'a pas trop perdu de son authenticité grâce à la réserve naturelle qui entoure le Cap de Naze (#truestory!), la plage est magnifique avec d'impressionnantes falaises. Etonnement, peu de toubabs et aucun vendeur qui vient vous solliciter. Ce pays n'a pas fini de me surprendre. Je descend vers le Cap de Naze, en passant par un groupe de jeunes qui joue au foot sur la plage, puis remonte ensuite vers le village. Il est l'heure de manger mais je n'irai pas à ce restaurant sur la plage, je préfère remonter un peu afin d'y manger dans ce petit restaurant français avec une impressionnante vue sur mer et, ce que j'ai seulement réalisé ayant fini mon plat, ce qui ressemble à une peau de chien mort depuis quelques temps (mais qui à mon avis n'a pas du mourir à cet endroit, surement emporté par l'un ou l'autre vautour ou autre animal). Vient ensuite la deuxième partie de la journée, la Foret de Bandia. A l'arrivée, on me dit qu'il est impossible de faire le tour en 4x4, sauf si je paie seul le prix de location du véhicule (40000 FCFA ou 60 euros), ce que trouve un peu excessif, surtout que ça n'inclut pas encore mon accès au parc ni le guide. Le gardien me dit que la route est tout à fait praticable par le taxi. Je tente de négocier avec le chauffeur qui me demande 6000. Je lui dit 4000. Il refuse. Je lui dit qu'on rentre à La Somone et soudainement il accepte l'offre. Prix total pour visiter le parc, donc: 10000 FCFA (accès véhicule), 10000 FCFA (accès personne), 4000 FCFA (guide) et 4000 FCFA pour le taxi, donc 28000 FCFA (ou 43 euros), ce qui fait assez cher, mais #pourunefoisquonestenafrique! La Foret de Bandia fait près de 700 hectares et forme une réserve avec plusieurs rhinocéros, antilopes, buffles, kudu, giraffes, zèbres et, arrivé de manière tout à fait sauvage, des singes. Il y a également dans un environnement barricadé une hyène ainsi qu'une multitude de crocodiles. La réserve de Bandia est une bonne initiative, surtout dans un Sénégal où la conscience écolo n'existe pas trop. Pourtant, j'en étais assez déçu, mais ce n'est pas le Kenya non plus. Il y a dans le parc un baobab éléphant dont l'intérieur a servi de tombeau de griots, une ancienne pratique sérère avant l'arrivée de la religion musulmane. La visite s'achève, il est temps de retourner à La Somone. Une fois arrivé, je paie les 13000 FCFA restants à mon chauffeur de taxi. Il me réclame encore 2000, me disant que j'avais dis que j'allais lui donner 15000 FCFA. J'insiste sur le fait qu'il avait déjà reçu 2000 avant, mais il ne veut pas lâcher. Je commence à m'énerver et le ton monte. Je lui explique que je ne suis pas un portefeuille sur pattes et qu'il ne faut pas constamment chercher à m'arnaquer. Des gens autour m'ont entendus et le regardent, il est gêné, il lâche prise. Ce mec est exceptionnel. Au soir, Javier ramène du mouton de la dibiterie (commerçants qui vendent de la viande grillée), je suis d'abord pas fan ayant vu à quoi ressemble les conditions d'hygiène dans une dibiterie, mais je me dis qu'il va falloir vaincre ce tabou à un moment ou un autre, ce soir est idéal. Je ne le regrette pas. La viande est très bonne et se mange avec les mains, elle est certes un peu grasses, mais pas moins délicieuse pour autant. Javier part se reposer, je reste à table avec Youssou. On parle d'un tas de sujets, allant de la religion, au Sénégal, mais aussi en Europe. Youssou me confie qu'il est Baifal, un mouvement musulman assez ouvert, proche de ce que nous avons tendance à appeler en généralisant un peu "rasta". tags: emichworldtour2011 . popenguine . bandia Ajouter un commentaire Senegal 2011 : Jour 7 : La Somone 22.05.2011 par Mich Lentement mais surement je me réveille. Je décide d'aller direction la plage afin d'aller faire un tour en bateau dans la lagune de La Somone. La plage n'est pas du tout la même. Nous sommes samedi et nombreuses écoles de Dakar ont débarqués et la plage est bondée d'écoliers. "Hé toubab, hé toubab!". Ils sont droles, se moquent des fois de moi. "Salut, je viens de La Rochelle" me dit un d'eux, puis un pote lui dit moqueur en wolof "tu viens de Ouakam!". Ca y'est. J'ai enfin compris un truc en wolof autre que pour dire aux taxis de me laisser tranquil. La lagune est un endroit très calme. Très paradisiaque. Blindé d'oiseaux qui se reposent sur les nombreux bancs de sables: pélicans, milans noirs, mouettes, cormorans,... Le long de la lagune il y a plein de mangroves. Sous leurs racines, beaucoup d'huitres et de moules. Au soir, des femmes vont faire la récolte. Il y a également quelques élevages français de huitres. Au bout d'une heure trente, c'est la fin de la visite. Le bateau me dépose sur ma demande à l'autre coté de la lagune, à un café-restaurant bien touriste mais qui semble calme. J'en profite pour aller me coucher dans un hamac, en regardant et écoutant le ballet incessant d'oiseaux. Au bout de quelques heures, je décide de rentrer. La plage où les écoliers se trouvaient s'est transformé en véritable décharge. Au soir, je vais manger "Chez Jean-Marie", un autre sénégalais chrétien de La Somone. Il me propose une crèpe aux fruits de mer, j'hésite, mais je prend finalement. La crèpe contient crabe, lotte, crevettes, scampis, champignons et plein d'autres trucs dont j'ai oublié le nom. Au loin j'entend des chants venant d'une mosquée avoisinante. Un truc que je n'arriverai jamais à décrire mais qui était superbe. Quelques instants après, des "sénégaulois" arrivent, des français vivant ici et qui se sentent obligé de citer "France" ou "français" 6 fois par minute. Leur discussion m'énerve. Elle est très xénophobe et homophobe. Ca parle du mérite d'être français, chose dont, d'après eux, Zinédine Zidane et Dominique Strauss-Kahn n'auraient pas droit. Et puis vient l'autre discussion, "on a été foutre un pd à l'éducation! Ces mecs sont ministres et sensés être un exemple!". Ils m'énervent. Je termine rapidement et pars pour aller me coucher. A chaque fois que je bois une Gazelle ou Flag, j'ai mal à la tête. Ce soir c'est à nouveau le cas. Vous allez pouvoir me couler au retour, les amis, car je ne boirai plus une goute d'alcool ici et j'en ai encore pour 3 semaines! Où ? | tags: emichworldtour2011 . senegal . la somone 2 commentaire(s) Sénégal : Jour 6 : Dakar - M'Bor - La Somone 21.05.2011 par Mich A nouveau, je me lève tôt. Je dois préparer mes affaires car je vais quitter l'appartement de Dakar. J'avoue assez bien trainer. Ensuite, je négocie un taxi direction la Gare Routière des Pompiers. Ici, il faut négocier le taxi avant de monter dedans. Le chauffeurs de taxi ont l'habitude de demander deux fois le vrai prix, il faut donc tenter de ne pas trop s'éloigner de ce prix là . Des fois, ils n'ont pas envie, il faut le laisser partir, pour qu'il s'arrête 10 mètres plus loin et vous claxonne pour dire "c'est bon!".(crédit photo) La Gare Routière des Pompiers a quelques points commun avec Dakar Plateau: ca grouille de monde partout. Il y a des gens qui essaient de vous attirer vers leur taxi qui va vers l'endroit où vous allez, seulement voila, ce taxi ne se trouve pas du tout à l'endroit où il y a la plaque "M'Bor", ma destination, et je suis fort méfiant. Je demande à 4-5 personnes qui me confirment assez vite ce que je pensais: qu'il s'agit d'une arnaque. Je monte dans le taxi se trouvant là où il y a la plaque M'Bor. Je me met derrière. Il y a plein de vendeurs qui tentent de vous refiler des trucs pour la route: de l'eau, des biscuits, des recharges GSM et dans le moins utile, des chiffons ou des coton-tiges. On sera finalement collés à 7 dans ce véhicule (généralement une vieille Renault ou Peugeot break en pas trop bon état venant de la France) qui a toute les allures d'un corbillard. J'espère que le trajet se passera bien. La sortie de Dakar est longue. Il y a près de deux heures d'embouteillages. Puis c'est au tour d'éternelles steppes avec des énormes baobab à perte de vue. J'ai mal aux fesses. J'arrive à sentir les ressorts sous le coussin. Le taxi ne fait pas de pause. Quelques heures après, nous arrivons enfin à M'Bor. C'est dommage, de toute la partie taxi-brousse je n'ai aucune photo, tellement il y a toujours trop de monde et on est toujours entrainé dans quelque chose (vendeurs, trouver le bon taxi,...). Je tenterai de faire quelques photos/vidéos dans les jours à venir, car ce n'est pas mon dernier trajet. Une fois à M'Bor je cherche un taxi pour aller direction La Somone. Ce n'est pas trop loin et assez vite quelqu'un se précipite sur moi. Je négocie le trajet à 2000 FCFA, alors qu'il m'en demandait 3000 à la base. Il m'emmène ensuite à la pompe à essence où il remplit sa voiture avec les 2000 FCFA tout en me disant "t'as vu? je sais pas faire beaucoup avec", mais avec les litres qu'il a mis, il aura certainement assez pour ses prochains clients aussi. Sur le trajet, il tente quelques trucs, comme chopper d'autres clients faisant le même trajet. Je lui dis que je ne suis pas d'accord, que j'ai payé un prix de taxi pour moi seul, que si c'était un taxi partagé, il devrait me rembourser une partie de mon trajet. Il ne dis rien et continue sa route. Le sénégalais est un sacré commercial. Nous passons entre autres par Saly, une des stations balnéaires les plus populaires d'Afrique, mais perso, je préfère La Somone, qui en est pas trop loin et qui est beaucoup plus jolie et authentique, avec un lagune et une réserve avec une assez grande quantité d'oiseaux. Une fois à la gare de taxi de La Somone, je téléphone à mon hôte. Je n'arrive pas à le comprendre. Il est espagnol basque, parle rapidement et a un accent assez prononcé. Il ne parle ni le francais, ni l'anglais. Il me passe son homme à tout faire, Youssou, qui viendra me chercher afin d'aller vers la villa. J'arrive à la villa. La maison est située un peu au milieu de nulle part mais est assez impressionnante par sa taille. Deux chiens gardent la maison, dont un chiot noir qui porte le remarquable nom "Bougnoul", qui en Wolof veut dire "noir". Le mec qui tient la baraque est un peu un cliché de l'homme espagnol quinquagénère tel que je le connaissais quand j'habitais parmi pas mal d'espagnols à Vilvorde. Nous prennons un café ensemble. Je pense qu'il a confondu sel et sucre mais en fait non, nous buvons un "Café Touba", qui est différent des cafés que nous connaissons, dans le sens où il est moins fort et contiens beaucoup de cannelle. L'après-midi, je me met en route avec Javier pour aller vers la lagune. Sur le chemin, nous longeant un hôtel dont Javier me dit "c'est un hôtel de luxe pour blanchissement d'argent tenu par des colombiens et connu comme un port d'entrée pour tout ce qui est cocaïne au Sénégal. Ensuite ça pars par la Mauritanie et le Maroc sur l'Europe via l'Espagne". Je ne sais pas si je dois le croire, mais vu la proximité du Cap Vert et le continent Sud-Américain, ça ne m'étonnerais pas du tout en fait. Ensuite nous arrivons à la lagune. Cette lagune est un véritable paradis. On y retrouve de tout. En m'y baignant je vois un assez grand crabe passer pas loin de mes pieds. Il faut faire gaffe aussi, car par endroit il y a des oursins. Au niveau oiseaux on y voit également de tout, surtout des pélicans, mais je ne vais pas m'attarder sur cette lagune aujourd'hui, je la ferai en bateau demain. Sur la plage, certains enfants sénégalais voient que j'ai un appareil photo. Ils me demandent de les prendre en photo. C'est une occasion rêvée que je ne manquerai pas, car les gens n'aiment pas trop se faire prendre en photo ici. Au soir, Javier et Youssou m'emmènent dans un bar du quartier, "Chez Bernard et Angèle", tenu par un couple sénégalais chrétien avec animation musicale tous les vendredis soirs. Le bar est à peine fréquenté par des toubabs, on doit être 4 en tout sur les 80-90 personnes qui s'y trouvent. L'ambiance est bonne. J'ai fais quelques vidéos mais je ne pourrais pas les mettre en ligne avant mon retour tellement la bande passante ici n'est pas trop élevée. Je retourne ensuite vers ma chambre. Le concert est encore occupé et je l'entend très bien depuis ma chambre. Je tente de m'endormir sur ces notes mais c'est trop fort. Je ferme la fenêtre pour un peu "baisser le son" et j'y parviens enfin. Niveau eau, électricité et internet, La Somone est encore moins bien desservie que Dakar. A l'heure où je vous écrit ces quelques mots, il n'y a toujours pas d'eau courante et l'eau disponible ici est de l'eau transvaser depuis d'autres maisons dans le coin. L'électricité coupe régulièrement. Et en ce qui concerne internet, Javier est un peu un hub local pour les habitants de La Somone. tags: emichworldtour2011 . senegal . dakar . mbor . la somone Ajouter un commentaire Sénégal 2011 : Jour 5 : l'ACT et Dakar-Plateau 21.05.2011 par Mich Aujourd'hui je me lève tôt. Vincent va me montrer son lieu de travail, la Villa ACT dans le quartier Patte d'Oie. C'est ici que je donnerai la formation Android dans une bonne dizaine de jours. La villa est grande. A l'entrée, ils chargent un camion, avec comme destination le Mali. La société de Vincent est actif dans un tas de domaines, ils sont en train de monter une plateforme VOD pour les petits producteurs africains, ils organisent des festivals de musique africaine en Afrique et en Europe et ils ont aussi des cinémas mobiles qu'ils envoient dans le Sénégal et au Mali, car tous les cinémas y ont fermés pour cause de piratage. Le midi, c'est direction Dakar centre. Je ne sais pas trop quoi penser de cette partie de la ville. Il est vrai que je suis nouveau avec tout ce qui est Afrique mais je m'attendais à un centre-ville assez joli, c'était tout le contraire. Aucune cohérence au niveau architecture, par exemple. Je mange avec Hovi et Vincent à La Gallette. Hovi est la personne qui anime la communauté Senedroid, le user group local Android. Après, la mission consiste à enfin me trouver un guide du Sénégal et une carte SIM, j'y parviens sans trop de difficultés. Seul regret, c'est de ne pas avoir trouvé un très bon guide, j'ai pris le guide Evasions qui après quelques moments de lecture est fort bof. Mais je n'avais pas trop d'autre choix, non plus. Les rues du centre grouillent de monde. Des vendeurs tentent de vous vendre ce que vous n'avez pas besoin. Sur le trottoir, des gens dorment, cuisinent, etc. Parmi eux, des femmes avec leurs bébés, couchés sur un fin morceau de carton. C'est une image assez dur que je retiens du centre. Au soir, je travaille depuis l'appartement, au régime pain nutella jus d'orange, histoire d'écouler ce qui me reste dans mon frigo et mes armoires, car demain, je quitterai Dakar pour aller explorer la Petite Côte. tags: emichworldtour2011 . senegal . dakar Ajouter un commentaire Sénégal 2011 : Jour 4 : Glande à Dakar 20.05.2011 par Mich Ma quatrième journée à Dakar n'a en fait rien d'extraordinaire. Toujours un peu décalé, je me suis réveillé assez tard. J'ai ensuite continué à travailler dans l'appartement afin de préparer la formation. Plus tard, je me dis que je devrais peut-être faire quelques courses. Cette fois, je décide d'un peu sortir du quartier, d'aller voir un peu plus loin. Je trouve assez rapidement tout ce dont j'ai besoin sur une longue avenue en courbe, qui descend direction et semble se noyer dans l'océan. Ensuite, je retourne à l'appartement, afin de continuer le boulot. Ma douche n'a pas de pression. Ca ne veut dire qu'une chose: on est encore et toujours dans une coupure d'électricité. Lorsque le soir tombe, l'obscurité est d'ailleurs assez hallucinante: on ne voit rien, comme en témoigne la photo. Pourtant, sur la photo, il y a tout un quartier d'habitations qu'on n'arrive pas à voir. Au soir je me dirige direction un bar qui porte le nom "L'Endroit", afin d'y rencontrer un autre belge qui est par ici, en rentrant je me croirais dans un bar de Matongé, l'ambiance y est très sympathique. Les toilettes sont d'un kitschissime par contre. Demain j'aurai bien d'autres choses à vous raconter! tags: emichworldtour2011 . senegal . dakar Ajouter un commentaire Sénégal 2011 : Jour 3 : Débrouillard à Dakar S01E01 18.05.2011 par Mich Le décalage horaire et le mal à la gorge font que je dors encore toujours jusqu'à des heures impossibles. Aujourd'hui j'ai été réveillé par le propriétaire qui frappait à ma porte avec ses 4 femmes de ménage. Une véritable invasion. Il ne venait pas pour rien et espérait que je prolonge mon séjour, ce que je comptais faire. J'ai faim. Je ne vais pas tous les jours m'incruster chez Vincent et sa compagne afin d'y diner, non, aujourd'hui, je vais faire comme un grand: mes courses. Mais suite à une des nombreuses coupures de courant, je n'arrive pas à joindre la compagne de Vincent, je devrai me débrouiller seul, elle était sensée me montrer les bons endroits où acheter ma nourriture. Je descend la rue, trouve quelques magasins. Je trouve assez vite du sel, du poivre, par contre pour les légumes j'ai du mal. J'ai typiquement en tête le modèle bien belge de l'épicerie du coin, mais ici, c'est une femme qui vend des légumes en bord de route. Je tente le coup. Ses tomates, poivrons, concombres (différent en forme des nôtres) m'ont l'air ok. Et puis il me faut trouver de la viande. C'est assez challenging. Des gens m'aident mais en rentrant dans les boucheries et dibiteries locales je fais vite marche arrière. L'endroit où la viande est coupée n'a rien d'hygiénique et est envahi de mouches. Un jour je m'y habituerai. Parait qu'il suffit de bouillir la viande avant de la cuire. Pour l'instant, je me limite à de la viande (du poulet, en fait) en boites. Le soir, je me fait une salade. On m'a fortement déconseillé de manger des légumes crus, mais je les lave bien, avec de l'eau d'évier, certes. Plus tard, je mange. Certains sur Twitter me disent que je suis fou, que je ne dois pas faire ca, que je vais me chopper la tourista de ma vie. Tot ou tard, il faudra que ca arrive de toute façon. Et en plus j'ai la dalle. Jusqu'au moment de ce post je me sens encore toujours très bien. (Je sais, la viande n'a pas trop l'air miam, mais faut bien un truc, non?) Pour le reste de la journée, j'ai travaillé et je me suis renseigné sur les choses à faire après Dakar. Je quitte cet endroit vendredi pour aller un peu explorer le reste du pays. Je ne vais pas trop m'éloigner et j'oublie mon idée d'aller au Nyokolo Koba. Par contre, je vais certainement descendre sur Saly, le delta du Saloum, voir même la Casamence si j'en ai le temps. Si vous avez des conseils, n'hésitez pas! A Dakar, je compte faire l'ile de Gorée ce jeudi, après avoir lunché avec un contact ici. tags: emichworldtour2011 . senegal . dakar Ajouter un commentaire Sénégal 2011 : Jour 2 : Dakar 18.05.2011 par Mich Je me réveille tard. Le décalage horaire des Etats-Unis a eu raison de moi. Et j'ai une toux et un mal de gorge incessant, dû plus que probablement aux changements de températures constants entre Las Vegas (35°), San Francisco (15°), Bruxelles (20°) et Dakar (près des 30°) en combinaison avec l'air conditionné des différents vols. Un petit problème qui disparaîtra assez vite, je l'espère. Je suis un peu perdu. J'observe la ville depuis mon balcon et bizarrement je suis un peu gêné de sortir. Tout est tellement différent et nouveau ici pour moi. Mon quartier a une route principale, le reste sont des petites ruelles sans nom, dont la mienne, et j'ai peur de me perdre. Mais je dois vaincre cette phobie. Après tout, j'ai déjà voyagé une multitude d'endroits, mais celui-ci est un peu mon plus grand choc culturel. Je décide de me promener, direction la plage, afin de voir l'océan. Je passe par pleine de petites rues. Je longe le cimetière musulman de Yoff. Il y a plein d'endroits que j'ai envie de prendre en photo, pourtant, je me retiens. Ce n'est pas par peur de me faire voler mon appareil mais plutôt par gêne, même si cela pourrait paraître fort hypocrite pour certains. Quand je vois avec quel moyens les gens vivent ici et la vie de luxe que je mène en Europe, j'ai pas envie de leur confronter avec mon bien-être. Je prend donc mes photos de manière prudente, en évitant d'être vu, mais ce n'est pas toujours facile. Encore une peur infondée à vaincre, je suppose. J'arrive ensuite à la plage. Une belle plage en sable, à perte de vue. A ma gauche, je crois voir l'Ile de Gorée (mais c'est en fait l'île de Yoff), c'est l'île d'où partaient les esclaves Africains vers l'Amérique. Sur la plage, des centaines de sénégalais font leur jogging. D'autres jouent au foot. Je remarque que des fois je suis en plein milieu de leur terrain. Vient ensuite quelqu'un vers moi, alors que je profite de la vue sur l'océan, pour me vendre quelques trucs artisanaux dont je n'ai pas besoin: quelque chose pour tenir des bougies, "c'est utile, vu les coupures incessante d'électricité", mais je lui dis non. Il insiste. Puis il me fait culpabiliser. Je ne suis qu'un blanc qui n'en a rien à foutre de l'homme Africain, dit-il. Je lui dis que je suis ici en mission, de manière quasi bénévole, mais il veut de l'argent. Je décide de rentrer. Malheureusement, la tranquillité, je ne la trouverai pas ici. Au soir, je mange chez Vincent et sa compagne. Accompagné de quelques bières "Flag, bière de luxe", nous mangeons un espèce de ragout de mouton préparé par sa compagne sénégalaise, avec une salade pour laquelle je ne dois pas trop m'inquiéter: "elle a été lavée avec de l'eau propre!". Quelques moments après, l'électricité coupe. Nous terminons le repas aux chandelles. Ensuite je rentre. Le décalage me pousse vers mon lit. Les coupures de courant à Dakar et ailleurs au Sénégal sont assez courantes (ce n'est pas un jeu de mots). Le Sénégal n'arrive qu'à produire 70% de ses besoins. La Chine a compris que le Sénégal a un certain besoin et va, d'après mon ami français, construire quelques centrales en échange de phosphates et ciment, les seules choses que le pays est capable d'exporter pour l'instant. tags: emichworldtour2011 . senegal . dakar Ajouter un commentaire Sénégal 2011 : Jour 1 : Bruxelles-Dakar 17.05.2011 par Mich Après quelques lessives et avoir passé une superbe nuit à Bruxelles, l'heure de se diriger vers Brussels Airport pour prendre le prochain vol, cette fois vers Dakar, Sénégal, était arrivée. Un "petit vol", qui ne dura que 5h30, dans un superbe A330 de Brussels Airlines, où il y avait pas loin de moi deux fonctionnaires du SPF Affaires Etrangères assis à des endroits différents et qui n'arrêtaient pas de se parler en gueulant tellement ils étaient loin l'un de l'autre. L'un deux n'arrêtait pas de se venter. J'ai déjà été x fois en Afrique, je connais. La conversation bien saoulante que j'étais obligé d'écouter. Quelques heures après, c'est l'arrivée sur le tarmac de l'aéroport Senghor de Dakar. Un aéroport assez grand, également utilisé à des fins militaires par des avions français qui patrouillent dans la région (Côte d'Ivoir, Libie,...). Rentrer dans l'aéroport est lent. La douane prend son temps. Les bagages, aussi. Et puis vient encore un check security dont je me demande bien l'utilité vu qu'on ne me demandait même pas de retirer le pc portable, "ne vous inquiétez pas, il ne sera pas endommagé". Euh. Ok. C'est surement un autre type de security check ou je n'ai rien compris... En sortant de l'aéroport, je suis confronté à une foule de dingue derrière des barrières. Principalement des chauffeurs de taxi, qui crient afin que vous les choisissez pour continuer votre trajet avec eux. Heureusement, quelqu'un venait déjà me chercher et je n'avais pas à négocier le taxi. Pour une première sortie d'aéroport africaine, j'étais, comment dire, assez impressionné. Sur le trajet vers mon appartement, je me fais mes premières impressions sur l'Afrique: il n'y a pas trop de routes asphaltées, beaucoup de routes y sont en terre ou sable, parmi les voitures, il y a des types avec des chèvres, des chevaux avec charrette, etc. Je vois trop de trucs en trop peu de temps et c'est encore plus beau que je me l'imaginais. Après avoir posé mes affaires dans mon appartement, je vais ensuite avec le français manger aux Almadies, la pointe la plus à l'Ouest de l'Afrique, à un restaurant en bord d'océan appelé "la marée". On y mange principalement du poisson. J'en suis pas fan mais finalement ça passe. Ensuite je rentre. Je tombe dans mon lit comme une merde. tags: emichworldtour2011 . senegal . dakar Ajouter un commentaire previous RSSRSS billetsRSS commentairesRSS visualC'est quoi ça ? Shared items Ailleursdel.icio.us Rechercher ContactC'est par ici ! AndroidAidez moi a gagner! 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